Or donc nous avons tous reçu la troisième livraison de la Newsletter. Bien mal nommée puisqu’elle devrait se nommer « newsletter de la DIS-Dufour » et non « newsletter des collaboratrices/teurs de la Bibliothèque de l’Unige » tant elle ne reflète pas ce que nous vivons dans les bibliothèques et tant elle tente d’infuser dans nos veines la nouvelle « culture » de la DIS-Dufour, les nouvelles « valeurs » de la DIS-Dufour. Pas seulement dans les nôtres d’ailleurs puisque cette newsletter est adressée aussi aux membres des instances de site. Et c’est bien là l’unique fonction de cette cyberlettre : tenter de faire croire que, malgré des « difficultés » (dont rien ne sera dit) évoquées dans le bulletin météo (!) qui sert d’éditorial, la DIS-Dufour a le projet de réorganisation des bibliothèques sous bonne gouvernance. La bonne blague. Les membres des instances de site se laisseront-ils si facilement berner ? Rien n’est moins sûr.
Comment se goupille cette lettre d’information ? Elle s’ouvre et se ferme sur des textes de Madame Hadengue. Cette lettre est cadenassée par la directrice qui en contrôle entrée et sortie, veillant à ce que le « vocabulaire contrôlé » du projet – cette langue morte qui plombe le projet depuis le début - soit respecté à la lettre. Ce qui explique que tout ou presque dans cette lettre est contraint, peu vivant, habité par un désespérant esprit de sérieux : on a l’impression que chaque contributeur y va de son pensum. Qu’on est loin de la liste de diffusion de la bibliothèque de l’EPFL animée par David Aymonin, espace dans lequel la parole était libre, les échanges féconds et ouverts, les informations riches !
Le fossé entre ce qu’affiche la Newsletter et ce qui est vécu dans les bibliothèques est tel qu’il rend vaines toutes les tentatives des équipes d’adhérer à ce projet. Tant que les « difficultés » ne seront pas abordées frontalement, tant que la DIS-Dufour refusera d’admettre que le projet tel que ficelé par le consultant a généré ces difficultés, tant qu’elle ne tentera pas de faire évoluer ce projet, aucune adhésion des équipes ne sera possible.