jeudi 7 avril 2011

Prix Champignac de la restructuration

Au fil des séances, nous sommes nombreux à avoir collecté de succulentes citations issues de notre hiérarchie. Au départ, pour les relire, les comprendre et en retirer la substantifique moelle.
Or, les phrases et slogans qui nous sont assenées servent à détourner notre attention et à nous infantiliser car, au final, notre hiérarchie finit toujours par conclure que nous n'avons pas (ou mal) compris. Nous proposons donc à chacune et chacun de partager sous forme de commentaire les sentences qui l'ont laissé(e) perplexe... Il est en ressortira peut-être un prix Champignac de la restructuration...?

mardi 5 avril 2011

Résolution du personnel des bibliothèques de l'Université de Genève

Bien que favorable à une réorganisation des bibliothèques de l'Université de Genève, l’Assemblée du personnel des bibliothèques de l’Université de Genève, réunie le 31 mars 2011, relève depuis mai 2010 :

  • L’absence d’un projet de restructuration des bibliothèques formalisé, décrivant les objectifs précis et traduisant les concepts en actions ; 
  • Le manque de transparence sur la restructuration, ses coûts, ses moyens et son planning; 
  • L'absence de processus participatif incluant tout le personnel ; 
  • L'influence et la mainmise exercées par un consultant, externe au métier, sur le pilotage de la réorganisation ;
  •  L’incapacité de la Direction de la Division de l’information scientifique et des responsables de site à assumer leurs responsabilités tant dans la conduite de cette réorganisation, que dans la résolution des problèmes engendrés ; 
  • Les carences dans le management et la gestion des équipes, tels que menés par les responsables de sites ; 
  • Le fait que le Rectorat ignore la recommandation formulée par l’Assemblée de l’Université, les motions des Conseils participatifs des facultés de Droit et de SES, ainsi que le vote du Grand Conseil.
En conséquence, l'Assemblée exige:

  • L'abandon de la réorganisation structurelle des bibliothèques sous sa forme actuelle ;
  • Des négociations collectives avec les délégués du personnel et le syndicat SSP/VPOD concernant tous les aspects du projet. Le personnel a mandaté les délégués et le syndicat à cet effet ;
  • Le départ immédiat du consultant. Avant la fin de son mandat, il devra rendre compte, par écrit, de ses activités.

Enfin, au vu des maladresses commises par la Directrice de la Division de l’information scientifique, l'Assemblée générale demande, par 22 oui, 4 non et 9 abstentions, que le Rectorat accepte la démission de la Directrice.
Le Rectorat a jusqu’au 17 avril 2011, minuit, pour prendre les mesures exigées dans cette résolution adoptée à l’unanimité ce jour.

Nous appelons l’ensemble du personnel à poursuivre sa mobilisation par tous les moyens disponibles et à décider des actions qui s’imposeront lors de la prochaine Assemblée générale.

lundi 4 avril 2011

Nouvelles en bref

  • Après des mois d’attente, les autorités se sont prononcées et n’ont pas accordé la location des locaux du 4e étage du Seujet. Mais où vont donc travailler les bibliothécaires du back office collection ? Sur leur site d’origine ? Et que deviendra alors cet élément central du projet de réorganisation des bibliothèques ? Un simple dépôt  des collections? Voilà qui comble notre désespérant besoin de ne rien changer…  
  • Lors d’une rencontre avec une association professionnelle, la directrice de la Division de l’information scientifique  a abordé un certain nombre de points. On apprend notamment que le mandat des coordinateurs est limité dans le temps et devrait s’interrompre à la fin 2011. En ont-ils au moins été informés?
  • Autre point évoqué lors de cette séance, le processus de mises au concours et les postulations qui en ont découlé. Si les candidats ont dû produire un CV, c’est parce que la DIS ne dispose pas des dossiers des bibliothécaires et ne connaît donc pas leur profil. On doit bien reconnaître qu’une grande partie du personnel étant en poste depuis une dizaine d’années, il n’est pas aisé de mettre la main sur leur dossier.
Toutes ces informations sont bien évidemment à prendre avec des pincettes, si vous estimez, à l’image de notre hiérarchie, que le syndicat pratique la désinformation.